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L'armée de Scipion l'Africain contre les troupes d'Hannibal
source: https://www.geo.fr/histoire/guerres-puniques-comment-les-romains-ont-raye-carthage-de-la-carte-195937
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Alors qu’est-ce qui a poussé Machiavel à écrire son traité ? Il faut comprendre ce qu’était Florence à l’époque de son secrétariat. Machiavel a connu plusieurs souverains parmi lesquels le prêtre Savonarole qui avait instauré une théocratie et qui a isolé Florence à la suite d’une guerre qui a échoué. Le résultat fut que Florence subit une pénurie alimentaire qui fut aggravée par une épidémie de peste. Savonarole est exécuté et Piero Soderini est élu à vie à sa place comme gonfalonier. Machiavel, alors deuxième secrétaire de Florence, doit reprendre Pise et réussit là où Savonarole a échoué et qui avait utilisé des mercenaires. Machiavel, lui, a utilisé la conscription et a mobilisé 2000 hommes médiocrement entraînés, faute de temps. Pise est prise par Florence grâce aux manœuvres de Machiavel, mai fut reprise.
Sur les bases de cette expérience, Machiavel décide d’écrire L’art de la guerre et commence par vanter les avantages de la conscription. En effet son livre débute sur ce point et tente de démontrer les avantages tactiques de la conscription face à l’utilisation de mercenaire ou d’une armée de professionnels. Pour lui, à travers les paroles de Fabrizzio Colona, la personne qui fait l'exposé, la conscription ne peut être qu’avantageuse, ou alors, la meilleure stratégie pour lever une armée : pour la vertu des personnes et pour la logistique (différence de personnel entre les moments de paix et de guerre) et pour le bien-être des conscrits. Il fait clairement référence aux méthodes romaines (il s’inspire des écrits de Tite-Live, historien romain), qu’il nomme celle des Anciens. En effet, Machiavel pense que l’art de la guerre de son temps est défectueux et appelle à s’inspirer des méthodes desdits Anciens.
La suite de son traité découle de la conscription et explique quels hommes il faut recruter et dans quels corps d’armée il faut les incorporer. Il a une préférence pour les hommes de la campagne car ils sont plus aptes à supporter des fardeaux et les intempéries.
Machiavel n’a pas seulement remporté une victoire mais a dû pendant quatorze ans rapporter à ses supérieurs les états de l’armée florentine – leur nombre, la structure des corps d’armées, etc. Cela se reflète aussi dans son œuvre où il décrit, toujours sous la méthode des Anciens, la quantité d’hommes qu’il faut dans une brigade, suivant le modèle de la légion romaine : infanterie, cavalerie (corps d’armée lourd ou léger, ainsi que leur position dans la stratégie de combat, de déplacement ou de repos) et artillerie. Machiavel fait aussi référence aux phalanges grecques (équivalentes aux légions romaines) dont il décrit les avantages et qu’il recommande à ses lecteurs. Il décrit, de manière plus large, quelques unes des stratégies de différentes nations telles que les Suisses, les Grecs et, bien sûr, les Romains et cherche utiliser les avantages de chacune d’elles.
La perte de Pise, ville importante pour Florence, était certainement un échec pour Machiavel. D’après les écrits, la prise de Pise représente l’apogée mais aussi le début de la fin de la carrière de Machiavel. Dans L’art de la guerre, celui-ci raconte quelles sont les stratégies d’une armée qui subit un siège ou le fait. Il parle, entre autres, de comment répartir les vivres et comment utiliser ses alliés. D’autre part, il décrit très précisément comment un camp militaire doit être structuré et construit, de même que pour les fortifications d’une forteresse, toujours en s’inspirant des Romains.
Les idées de Machiavel sont très inspirées des méthodes romaines. Il dit qu’avec une telle armée, les Romains on conquis un très vaste empire. Mais la stratégie n’est pas le seul élément qui a permis la conquête de cette immense étendue de territoire. Il parle aussi de la discipline des soldats, du leadership des chefs ainsi que du respect de ceux-là envers ceux-ci. Une fois que la discipline et le respect sont instaurés, la victoire d’une armée peut être atteinte. Machiavel mentionne aussi qu’une armée bien exercée peut généralement atteindre la victoire. Or, il ne s’agit pas seulement de manier les armes mais de savoir suivre son capitaine, de savoir reconnaître son drapeau et sa musique et, enfin, savoir faire les manœuvres de déplacement militaire. Pour cela, L’auteur préconise de faire des exercices plus difficiles que la réalité du terrain afin que pour les soldats les manœuvres soient d’autant plus aisées lors d’une vraie bataille, comme l’ont fait les Romains.

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